Chez AQYA, nous testons pour vous les équipements du monde aquatique afin de vous aider à faire les bons choix. Ce mois-ci : le Shark mini SKIM 350 de SICCE, un écumeur de surface pour aquarium d’eau douce.
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Un brassage efficace de l’eau permet une bonne oxygénation pour les occupants de l’aquarium. Cependant, si la surface de l’aquarium est couverte de lentilles d’eau, d’un film gras, voire de cyanobactéries, cela réduit considérablement les échanges gazeux permettant au dioxygène de se dissoudre dans l’eau et d’éliminer le CO₂, ce qui impacte le bien-être des animaux aquatiques. Nous avons testé pour vous le Shark mini SKIM 350 de chez SICCE, qui écume la surface de l’eau de l’aquarium afin de la débarrasser de toutes les particules flottantes.
Une surface d’eau toujours propre

L’installation est simple et intuitive : l’écumeur de surface est équipé d’une fixation à aimant pour garantir sa position durablement dans la cuve. D’ailleurs, 2 versions existent avec un aimant différent suivant l’épaisseur du verre de celle-ci : Shark mini SKIM 350 pour des vitres jusqu’à 6 mm et Shark mini SKIM 350 PLUS pour des vitres jusqu’à 12 mm.
L’appareil se place à environ 5 cm de profondeur, de façon à ce que l’eau pénètre par l’orifice supérieur. Le collecteur partiellement flottant dépasse la surface. Il s’oriente de lui-même en fonction de la position des particules collectées. Elles sont entraînées à l’intérieur et stoppées par la mousse de filtration. Le compartiment filtrant sera nettoyé une à 2 fois par mois en fonction de la quantité d’éléments récoltés en surface.


Le débit de la pompe de 350 l/h est réglable par un curseur sur le côté du compartiment mécanique, permettant de l’adapter au volume de l’aquarium. Une grille se place dans le collecteur pour empêcher les alevins et les crevettes de descendre dans la partie filtration. Le nettoyage hebdomadaire de celui-ci avec la grille est utile pour un fonctionnement optimum. Il sera par contre journalier en présence d’un tapis de lentilles d’eau important.
Protocole du test
Le test a été réalisé sur une période de 2 mois dans un bac planté de 120 litres avec une population de poissons africains. L’aquarium ne présente pas de lentilles d’eau, mais il y a des débris de feuilles et des fragments d’insectes (grillons) en surface après le nourrissage des Pantodon buchholzi, qui chassent leurs proies à la surface de l’eau (insectivores).
Notre avis
Nous apprécions la capacité du Shark mini SKIM 350 à débarrasser les particules flottant à la surface de l’eau, que ce soit le film gras, les lentilles d’eau, les débris de feuilles, etc. Grâce à son collecteur flottant ayant une amplitude de débattement de 3 cm, il conserve son efficacité malgré une variation importante du niveau d’eau due à l’évaporation sur une longue période. Celui-ci tourne également en fonction de son obstruction pour faciliter l’écoulement de l’eau et donc la collecte de particules. La petite grille qui vient s’ajouter à l’intérieur protège non seulement les imprudents (alevins et crevettes) mais empêche également les escargots (planorbes et mélanoïdes) de descendre dans la partie filtrante.

Le rejet orientable vers la surface améliore sensiblement les échanges gazeux, ce qui est une très bonne chose pour le bien-être des animaux lorsque la température de l’eau augmente. Son débit réglable et son faible encombrement lui permettent d’être utilisé dans tous les aquariums de 60 à 350 litres. Son maintien en position par un aimant est très efficace. Sa faible consommation électrique et la garantie de 5 ans sont des atouts supplémentaires.
Le petit plus : il est possible d’utiliser des médias de filtration différents dans le compartiment de la mousse ; il peut ainsi servir de filtration d’appoint si le filtre principal est défectueux ou insuffisant.
La recommandation AQYA : nous recommandons d’arrêter le Shark mini SKIM 350 pendant 20 minutes (tout comme la filtration) lors de la distribution de nourriture, en particulier lorsqu’il s’agit d’aliments flottants.
Texte et photos : Justine Robiolle (sauf mention contraire).
📖 Cet article est paru dans AQYA n°7 (août-septembre 2026). Téléchargez le numéro complet en PDF.