Le demi-bec à nageoires orangées Nomorhamphus ebrardtii (Popta, 1912) fait partie de la famille des Zenarchopteridae dans la sous famille des Hemirhamphidae.
Ce demi-bec se rencontre dans les petits ruisseaux d’eau douce de l’île de Sulawesi.
C’est la lèvre inférieure plus allongée de la bouche, caractéristique de toute cette famille qui lui vaut le nom générique de « Demi-Bec ».
Cette espèce peut atteindre 8 cm. Son corps allongé est bleu acier.

Le mâle, plus petit et plus svelte que la femelle, a les nageoires rougeâtres et bordées de noir. Seuls les premiers rayons de la nageoire anale du mâle forment le gonopode. La coloration de la femelle est légèrement différente. Elle a les nageoires rose pâle et la base du ventre orange.
Comportement et maintenance
C’est un poisson qui évolue près de la surface. Il est territorial seulement avec ses congénères. Un bac de 60 litres convient pour un couple ou 200 litres pour un groupe de 6 individus avec 2 mâles au maximum.
Pacifique avec les autres espèces, quelques cyprinidés comme des Danio, Rasbora et associés seront de bons colocataires. Au sol des Cobitidés s’occuperont à rechercher la nourriture qui aura coulé. Il n’endommage pas les plantes. Celles du genre Ceratopteris ainsi que les feuilles étalées à la surface telles que Vallisneria spp. sont indispensables pour créer des cachettes aux sujets dominés. Les combats entre mâles sont fréquents : ils se jaugent et se font face en ouvrant la bouche. Il vaut mieux éviter d’autres espèces vivant à la surface.

Sa maintenance est facile dans une eau légèrement basique au pH autour de 7,5 ( GH 15°/ KH 7°) et plutôt chaude, 27°C étant la température idéale.
Attention !!! C’est un excellent sauteur, il faut donc s’assurer que le bac soit bien couvert.
Alimentation et reproduction
Sa morphologie confirme son régime insectivore, il viendra chercher sa nourriture en surface. Larves de moustiques, daphnies et cyclopes sont ses proies favorites. À l’acclimatation il est préférable qu’elles soient vivantes ou congelées, ensuite celles lyophilisées seront acceptées.
C’est une espèce ovovivipare : la femelle qui a été fécondée par le mâle met au monde des jeunes assez gros (presque 1 cm), faciles à nourrir, si les aliments sont de taille adaptée à leur petite bouche (nauplies d’artémias, anguillules du vinaigre).
Attention : les parents ont tendance au cannibalisme.
Afin d’avoir une approche éthique, il est important de s’informer de l’origine de ces pensionnaires : capture dans le milieu naturel ou élevage ainsi que de leurs exigences biologiques.
Ces poissons sont disponibles en France auprès de la société AQUATERRA DIFFUSION.
Texte : Frédéric Potier / Photos : Frank Schäfer (AQUARIUM GLASER)
📖 Cet article est paru dans AQYA n°2 (septembre 2025). Téléchargez le numéro complet en PDF.